Ce que j’aime par dessus tout !

Elle est enfin arrivée à destination, le hall d’entrée de la tour de bureaux. Satisfaite d’elle-même, elle sourit à elle-même et acquiesça. La nuit précédente avait été agitée car elle ne pensait qu’à la réunion d’aujourd’hui. Ce n’était pas comme si ce qui se passait dans cette réunion avait de l’importance ; elle serait toujours payée de toute façon pour être venue ici. Mais ce qui importait, c’était de savoir combien d’argent supplémentaire elle serait payée si tout se passait bien cette fois-ci, puisqu’ils ne lui ont rien versé la dernière fois, lorsqu’ils ont pris contact via LinkedIn il y a 3 mois. Elle ne voulait plus être considérée comme un simple freelance, mais comme une partie intégrante de leur équipe – quelqu’un qui devrait avoir des avantages et qui devrait commencer à être promu au sein de l’entreprise au lieu de en restant sur la plateforme des indépendants.

Elle s’est dirigée vers le réceptionniste et a souri, « mon nom est Jeanne D’Arc ; je suis ici pour un rendez-vous avec monsieur LeBon » Le réceptionniste l’a regardée et a hoché la tête, « mademoiselle, bien sûr ; veuillez prendre l’ascenseur jusqu’au 49ème étage et vous diriger vers la gauche son bureau est le numéro 421. » Jeanne a acquiescé et a tapé le code PIN sur le clavier d’accès. Elle s’est dirigée vers l’ascenseur… « Veuillez saisir votre nom complet, votre âge, votre profession, le nom de votre employeur et votre lieu de travail » a dit une voix automatisée à l’intérieur de l’ascenseur.

« Mon nom est Jeanne D’Arc, j’ai 31 ans, je suis sans emploi mais Je travaille en tant qu’indépendante, et mon employeur s’appelle le Grand Hôtel Palace, situé à Paris », a répondu Jeanne

L’ascenseur s’est ouvert. Jeanne est sortie et a vu la réceptionniste qui la regardait de loin, à travers le sol de carreaux qui brillaient si fort qu’ils faisaient mal aux yeux quand on les regardait de haut. Alors qu’elle s’approche du bureau de la réceptionniste, elle a remarqué un jeune homme pâle avec une coiffure de mulet et une moustache drue. « Bonjour, monsieur », salue Jeanne à la réception

Une vision décalée

« Bonjour », a-t-il répondu, la voix légèrement cassée au début, « Je vous ai vu sortir de l’ascenseur… » Il a ensuite marqué une pause avant de conclure : « Nous vous attendions… » Je suis resté là, figé. Je me suis dit : « Depuis combien de temps attendent-ils ? » De l’autre côté de la porte, dans ma chambre, se trouvaient deux jeunes hommes qui ne m’avaient pas encore vu. Mais à présent, je me sentais gêné de voir à quel point j’avais l’air vieux et démotivé devant eux. Ils avaient peut-être déjà remarqué que j’avais manqué l’âge pour le « traitement de beauté » qu’ils m’offraient. J’avais toujours évité de séjourner dans les grands hôtels de luxe de ce genre, car leur banalité est évidente et leurs commodités me sont inutiles.

Même si je ne logeais pas dans la chambre où avait lieu le traitement de beauté, ils semblaient prêts à m’y accueillir à bras ouverts. Tout tout cela me semblait très étrange. Je me sentais indigné, horrifié qu’ils m’imposent leurs services, sans aucune raison — ou plutôt, simplement à cause de mon âge ou de mon apparence ?

C’est grotesque ! Cependant, après quelques hésitations et le sentiment d’être enfermée, j’ai accepté leur offre. Petit à petit, je suis tombé dans une transe, oubliant tout ce qui m’entourait.

Ils m’ont amené dans une grande pièce équipée d’une table de massage entourée de miroirs et de lumières. Tout avait l’air très propre et officiel. Je me suis sentie submergée – mais pas d’une manière négative… En accord avec mon rythme de vie précipité, les seuls endroits où je me sens à l’aise sont les aéroports et les cabinets médicaux mais ici, je me suis sentie chez moi.

Le miroir plus grand que nature me faisait penser à un selfie. Les techniciens ont commencé par la procédure la plus évidente : démaquiller, laver et masser mon visage avec des crèmes sous des torrents d’eau fumante provenant d’un appareil qui ressemblait à une pomme de douche.

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